Dire que j'ai failli manquer ce concert ! La mémoire est une bien étrange machine, parfois sélective et surtout pas toujours fiable ! C'est donc la veille au soir que j'ai vérifié la date, persuadé qu'il aurait lieu une semaine plus tard (faut dire qu'il n'y a eu aucune affiche sur Nancy). De plus, la perspective d'assister à un concert tout seul ne m'enchantait guère... Mais voilà, fulminant assez devant la faible assistance de certaines prestations, je me devais d'être présent à un concert donné dans la région de Nancy ! Un concert de Black Metal de surcroît et Chez Paulette ! Évènement à ne rater sous aucun prétexte !Vendredi 24 octobre 2008, je quitte donc le taf, je passe voir ma Fripouille pour une hydratation houblonière puis je me dirige vers la mégapole : Pagney derrière Barrine (je sais, pour ceux qui ne connaissent pas, ça fait toujours un choc !). Satyricon live in Pagney derrière Barrine, la classe non !!
Il est 19h40, les portes ne sont pas ouvertes, le soundcheck n'est pas terminé et quelques fans présents patientent sous une petite bruine. Une fois à l'intérieur et avant de pouvoir pénétrer dans la salle, il faudra attendre un long moment dans le bar devenu salle d'attente bondée de chevelus !
Finalement, je rejoins enfin le bord de la scène et il ne faut que quelques minutes pour que le concert commence.
C'est Zonaria, un quatuor suédois qui ouvre les hostilités. Ne connaissant pas du tout le groupe, je redoute le syndrome "première partie", le pire côtoyant le meilleur (exemple : le dispensable Karelia et l'excellent Syrens Call). Mais là, bonne surprise, le death mélodique de ce jeune groupe est très bon. Belle présence scénique, gros son, une excellente surprise. Je vais jeter deux oreilles sur leur second album "The Cancer Empire".
A l'issue de leur prestation je retrouve Mike (régional de l'étape) et j'apprends qu'Evile qui devait jouer a annulé, un des membres ayant une fracture du "jenesaispluquoitus" . Les roadies préparent donc direct la scène pour Satyricon. Devant le backdrop à l'effigie du dernier album "The Age of Nero", nous découvrons le superbe kit batterie de Frost (orné d'épines géantes), deux autres bannières ornent les côtés de la scène; la première porte le logo du groupe, la seconde un profil d'un personnage antique (sans doute Néron).
Le concert des norvégiens débute sur les dernières notes d'Hells Bells ! Agréable surprise, une jolie blondinette est la première à investir la scène pour prendre place derrière un clavier (dire que j'ai failli manquer ce concert !). Satyr arrive le dernier. Qu'il est loin le temps des premières années du groupe arborant le maquillage dans la plus pure tradition du Black norvégien. Les musiciens portent tous une chemise noire et pas la moindre trace de peinture sur les visages ! Pour ma part je trouve cette évolution normale et en parfait accord avec la musique du groupe. De plus, Satyr a une telle présence, un tel charisme, qu'il n'a nullement besoin de cet artifice. Ce type a un regard incroyable, il a une façon de regarder la foule... Menton relevé, yeux perçants scrutant la salle tel un aigle. Je l'ai même vu sourire !!
La set list fait la part belle aux deux derniers albums "Now, Dabolical" et "The Age of Nero". Le son est d'une qualité rare et d'une puissance rarement entendue dans ce style.
Après "Angstridden" extrait de "Volcano", le groupe enchaîne "The Wolfpack" extrait du dernier opus et "Now, Diabolical" : quel pied de faire le "devil sign" en hurlant "Now, Diabolical" !!
Suivent ensuite "Black Crow on a Tombstone", "Havoc Vulture" de l'album "Rebel Extavaganza" et "Commando" énorme titre d'ouverture de "The Age of Nero". Puis, "The Sign of the Trident" est présenté par Satyr comme le titre contenant l'essence même du groupe.
"Forhekset" de "Nemesis Divina", "Die by my Hand" puis "The Pentagram Burns" défilent à une vitesse hallucinante. Ca pogotte dur dans les premiers rangs et c'est sans doute rare de voir un tel mosh pit Chez Paulette !!
Le premier rappel s'ouvre avec le tubesque "K.I.N.G." enchaîné avec "Fuel for Hatred".
Manque pourtant encore, le titre emblématique de Satyricon, celui sans lequel le concert n'aurait pas été complet : "Mother North" réclamé par les fans. Le groupe revient donc une dernière fois pour interpréter ce classique du Black Metal et clôturer ainsi un show exemplaire et parfait de bout en bout.
Satyricon est un groupe à part, l'évolution du groupe peut rebuter les fans die hard et true. Sa musique est sombre, parfois martiale, avec des passages atmosphériques. J'ai mis énormément de temps à "comprendre" leur musique, à la domestiquer, plusieurs écoutes des albums ont été nécessaires. Est-ce encore du Black Metal ? Oui... Non...Peut être, c'est du Satyricon, tout simplement !
Dire que j'ai failli manquer ce concert...
Il est 19h40, les portes ne sont pas ouvertes, le soundcheck n'est pas terminé et quelques fans présents patientent sous une petite bruine. Une fois à l'intérieur et avant de pouvoir pénétrer dans la salle, il faudra attendre un long moment dans le bar devenu salle d'attente bondée de chevelus !
Finalement, je rejoins enfin le bord de la scène et il ne faut que quelques minutes pour que le concert commence.
C'est Zonaria, un quatuor suédois qui ouvre les hostilités. Ne connaissant pas du tout le groupe, je redoute le syndrome "première partie", le pire côtoyant le meilleur (exemple : le dispensable Karelia et l'excellent Syrens Call). Mais là, bonne surprise, le death mélodique de ce jeune groupe est très bon. Belle présence scénique, gros son, une excellente surprise. Je vais jeter deux oreilles sur leur second album "The Cancer Empire".
A l'issue de leur prestation je retrouve Mike (régional de l'étape) et j'apprends qu'Evile qui devait jouer a annulé, un des membres ayant une fracture du "jenesaispluquoitus" . Les roadies préparent donc direct la scène pour Satyricon. Devant le backdrop à l'effigie du dernier album "The Age of Nero", nous découvrons le superbe kit batterie de Frost (orné d'épines géantes), deux autres bannières ornent les côtés de la scène; la première porte le logo du groupe, la seconde un profil d'un personnage antique (sans doute Néron).
Le concert des norvégiens débute sur les dernières notes d'Hells Bells ! Agréable surprise, une jolie blondinette est la première à investir la scène pour prendre place derrière un clavier (dire que j'ai failli manquer ce concert !). Satyr arrive le dernier. Qu'il est loin le temps des premières années du groupe arborant le maquillage dans la plus pure tradition du Black norvégien. Les musiciens portent tous une chemise noire et pas la moindre trace de peinture sur les visages ! Pour ma part je trouve cette évolution normale et en parfait accord avec la musique du groupe. De plus, Satyr a une telle présence, un tel charisme, qu'il n'a nullement besoin de cet artifice. Ce type a un regard incroyable, il a une façon de regarder la foule... Menton relevé, yeux perçants scrutant la salle tel un aigle. Je l'ai même vu sourire !!
La set list fait la part belle aux deux derniers albums "Now, Dabolical" et "The Age of Nero". Le son est d'une qualité rare et d'une puissance rarement entendue dans ce style.
Après "Angstridden" extrait de "Volcano", le groupe enchaîne "The Wolfpack" extrait du dernier opus et "Now, Diabolical" : quel pied de faire le "devil sign" en hurlant "Now, Diabolical" !!
Suivent ensuite "Black Crow on a Tombstone", "Havoc Vulture" de l'album "Rebel Extavaganza" et "Commando" énorme titre d'ouverture de "The Age of Nero". Puis, "The Sign of the Trident" est présenté par Satyr comme le titre contenant l'essence même du groupe.
"Forhekset" de "Nemesis Divina", "Die by my Hand" puis "The Pentagram Burns" défilent à une vitesse hallucinante. Ca pogotte dur dans les premiers rangs et c'est sans doute rare de voir un tel mosh pit Chez Paulette !!
Le premier rappel s'ouvre avec le tubesque "K.I.N.G." enchaîné avec "Fuel for Hatred".
Manque pourtant encore, le titre emblématique de Satyricon, celui sans lequel le concert n'aurait pas été complet : "Mother North" réclamé par les fans. Le groupe revient donc une dernière fois pour interpréter ce classique du Black Metal et clôturer ainsi un show exemplaire et parfait de bout en bout.
Satyricon est un groupe à part, l'évolution du groupe peut rebuter les fans die hard et true. Sa musique est sombre, parfois martiale, avec des passages atmosphériques. J'ai mis énormément de temps à "comprendre" leur musique, à la domestiquer, plusieurs écoutes des albums ont été nécessaires. Est-ce encore du Black Metal ? Oui... Non...Peut être, c'est du Satyricon, tout simplement !
Dire que j'ai failli manquer ce concert...






















