mercredi 6 février 2008

LITA FORD - DANGEROUS CURVES (1991)

Lita Ford est au Hard Rock américain, ce qu’est Doro au Heavy Metal européen : une Icône !

Certes, depuis quelques années, elle s’est retirée du business après des années de bons et loyaux services et les plus jeunes ne connaissent sans doute pas celle qui raflait régulièrement le titre de Sex Symbol de l’année. Car Lita Ford est ce qu’on appelle une bombe, mais au-delà de ce physique ô combien avantageux on trouvait une vraie personnalité. Ce ne sont pas Tony Iommi (Black Sabbath), Nikki Sixx (Mötley Crüe) ou Chris Holmes (WASP) qui diront le contraire. Je vous conseille d’ailleurs la biographie « The Dirt » où Nikki Sixx parle de sa relation avec Lita.

Rappelons qu’avant de se lancer avec succès dans sa carrière solo, Lita a fait partie dans les années 70’s du groupe mythique et 100% féminin « The Runaways » qui comptait dans ses rangs Joan « I Love Rock’N’Roll » Jett.
Quand est venue l’heure de voler de ses propres ailes, Lita a ajouté ses cordes vocales aux six cordes de son instrument de prédilection. Si les filles trouvent peu à peu leur place dans le milieu du Rock, rares sont celles qui occupent le poste de guitariste (solo ou rythmique). On peut penser à Jennifer Batten, Michelle Meldrum (Phantom Blue, Meldrum) ou Jan Kuehnemund (Vixen), mais aucune d’entre elles ne chante ! Lita est bien un phénomène à part !
Lita Ford n’est pas une soprano ou une diva néo gothique. Non, Lita ne réalise pas des prouesses techniques avec sa voix. Lita chante avec ses tripes. Lita est une rockeuse, une vraie, une tatouée !

J’aurais pu choisir de parler de « Lita » ou « Stiletto », albums qui ont précédé ce bien nommé « Dangerous Curves » (joli titre !!), mais j’ai choisi celui-ci car il synthétise à lui seul « l’œuvre » de Lita.
L’album débute par le très énergique «Larger Than Life» et c’est parti pour 43 minutes de Hard Rock à l’américaine, grosse rythmique, belles et grosses guitares, refrains ultra efficaces, le tout porté par cette voix qui sait se faire rock, sensuelle ou émouvante.
Avant l’ultime morceau, un superbe et court instrumental (« Little Black Spider »), 10 titres se succèdent alternant diverses ambiances : titres tubesques (« What Do You Know About Love », « Shot Of Poison », « Playin’ With Fire » ou « Holy Man »), titres tubesques mais plus sombres (« Hellbound Train » ou « Black Widow »), titre tubesque plus lent mais surtout pas mièvre (« Bad Love »). Ajoutons à cela un morceau écrit par Joe Lynn Turner, Al Pitrelli et Richie Blackmore (« Little Too Early »)…rien que ça !!!

Pour conclure, un peu d’histoire personnelle et de psychanalyse de bas étage. Lita est la raison de ma passion pour les groupes dits « à chanteuse ». En effet, début des années 80’s, je vends mon âme au démon Hard Rock et lui fait vœux d’allégeance éternelle (à ce jour je ne suis pas parjure !!). A cette époque, reconnaissons le, le milieu est assez machiste. Je découvre cette jolie blonde. Au-delà du plaisir évident des yeux, je suis séduit par cette voix, ce jeu de guitare simple, efficace, reconnaissable et bien loin de la branlette à la Malmsteem. La révélation !!
« Bon sang, mais c’est bien sûr, le Hard Rock (à l’époque ce terme englobait tout !) se conjuge aussi au féminin !! ».
Et depuis, malgré Floor et les autres, Lita reste ma chouchou !

2 commentaires:

La Frips a dit…

Pourquoi t'as mis une photo en noir et blanc d'Angela Bower? :)(madame est servie)

Decipher a dit…

No comment...
On déconne pas avec les Icones!