lundi 6 juillet 2009

HELLFEST 2009 - PREAMBULE

Il y a à peine plus d'un an, voir en concert certains groupes ne semblait même plus concevable. Il fallait une sacrée dose d'optimisme et d'espoir mâtinés de pratiques chamaniques option magie noire pour espérer voir quatre groupes essentiels pour moi, sans doute mes préférés, toutes époques et tous styles confondus : KISS, MOTLEY CRUE, WASP et QUEENSRYCHE.
Pourtant, en juin 2008, j'ai vécu un rêve éveillé, voir mon groupe fétiche, KISS avec en plus la chance incroyable d'être aux pieds de Gene Simmons. Tout semblait alors possible. Pourquoi ne pas espérer réaliser un jour ce grand chelem musical ! Voir tous ces groupes...
Et voilà q
u'il y a quelques mois, l'affiche de la quatrième édition du Hellfest tombe. Si c'est une farce, elle n'est vraiment pas drôle les gars ! On peut déconner sur pas mal de choses, mais pas là dessus ! Je me pince, je relis une fois, deux fois, dix fois... Je ne rêve pas ! Satan Jokers, Heaven and Hell, Marilyn Manson, Europe, Epica, Nashville Pussy c'est déjà énorme... mais là ! LA TRILOGIE MAGIQUE ! Mon trio manquant !!!
Comme pour KISS douze mois plus tôt, je me revois dans ma chambre d'ado, je repense à ce poster énorme du Crüe à la tête de mon lit (période "Shout"), à celui sur un autre mur (époque "Theater") mais également à cette affiche de Blackie brandissant un crâne dégoulinant de sang dans sa bouche... Je ressors mes 33 tours, souvenirs d'une époque où l'on admirait pendant de longs instants les pochettes. Je me revois dessiner à l'infini le pentacle inv
ersé et la scie circulaire, symboles de ces deux dignes héritiers de KISS...
J'ai également en tête les claques musicales qu'ont été (et que demeurent) les albums "Shout At The Devil", "WASP", "The Last Command", "Rage for Order", "Operation Mindcrime" et tous les autres !
Je ressens une certaine fierté, un vrai honneur, d'avoir pu découvrir ces groupes dès leurs premiers instants (privilège que je n'avais pas eu avec KISS) et apprécier leurs diverses évolutions.
Si certains groupes découverts à la même époque n'ont pas su garder ma ferveur, ces trois là demeurent dans mon panthéon.
Je vais voir Nikki, Vince, Tommy, Mick, Blackie et Geoff...

"The Gods you Worhip are Steel,

At the Altar of Rock'N Roll you Kneel"
Blackie Lawless

lundi 29 juin 2009

HELLFEST 2009 - DAY 1

Vendredi 19 juin 2009, 11h40, gare de Nantes. Sésé et moi débarquons. Nous récupérons la Titimobile du Week End : Hellfest oblige, elle est noire (bien que certaines eussent préféré qu'elle fut rose ou zébrée !). Carine et Maud arrivent à leur tour, il est temps d'aller rejoindre notre hôtel puis de foncer vers Clisson. Grâce à une sublime maîtrise de l'itinéraire et un conducteur pas du tout perdu dans cette ville nous ne perdons pas de temps et arrivons sur le site vers 15 heures ! Tandis que les deux VIP nous abandonnent lâchement à notre sort pour rentrer, Carine et moi passons par l'entrée des métalleux "normaux" ! Bracelet rouge au poignet, bière à la main nous pouvons enfin pénétrer sur le site...avant qu'on nous dise qu'on ne peut pas rentrer avec notre bière ! Un drame ! La solution trouvée (elle s'appelle cul sec) et nous voilà enfin sur les lieux. Maud et Sésé sont déjà à l'intérieur, l'équipe est de nouveau au complet, c'est parti pour ce premier jour !
Vu l'horaire, les Backyard Babies et surtout Girlschool ont terminé leur set... Eyehategod est sur la Mainstage 2... vivement que ça s'arrête ! Autant aller vers la Crüefest Stage qui va accueillir Nashville Pussy que j'avais raté à Strasbourg il y a quelques semaines. C'est parti pour une bonne quarantaine de minutes de bon Rock'N'Roll dans la tradition AC/DC - Motörhead et ça fait du bien !! Les regards masculins sont forcément dirigés tantôt vers la droite de la scène et Ruyter Suys (sorte d'Angus en beaucoup plus plantureux !), tantôt vers la gauche et Karen Cuda (comme Pamela, "elle est très distinguée" et malgré une minijupe super classe (un centimètre de moins et on appelle ça une ceinture), elle joue le pied sur le retour...). Bref un très bon moment passé à taper du pied au son "Piece of Ass”, "High as Hell" ou "Go Motherfucker Go".
Nous nous rapprochons ensuite de la scène pour vivre quasiment au premier rang le concert de Buckcherry. Je ne connaissais pas du tout ce groupe de Hard Rock américain. Belle surprise que ce groupe de tatoués ! Il n'y a fondamentalement rien de novateur là dedans, mais quelle efficacité. Le chanteur a une vraie présence et un regard de tueur ! Leur set se termine avec un mythique "Crazy Bitch" et des paroles modifiées pour le rendre encore plus poétique, beau et émouvant (nan je déconne !! Il y est juste question de glisser un "beep" entre deux gros "beep").
Il est alors temps de procéder à une phase importante : l'hydratation ! J'apprécie de loin la prestation de Voivod. Un des premiers grands moments du festival approchant et afin d'être positionnés au mieux, nous nous rapprochons pour voir la fin. Excellente initiative car le groupe vient d'attaquer son dernier titre, sa célèbre reprise de Pink Floyd "Astronomy Domine". Grand moment et pensée pour Piggy (RIP).
Tandis que sur la scène d'à côté joue Papa Roach (pas fan du tout pour ma part), nous nous apprêtons donc à prendre la première grosse claque. Nous sommes quasiment au premier rang pour voir une de mes idoles et un des mes groupes fétiches : W.A.S.P. Je ne m'attendais pas du tout à une telle prestation et je craignais de voir un Blackie des mauvais jours et très statique sur scène ! Tout faux ! Malgré le poids des ans et quelques kilos superflus, quel charisme. Il n'y a que lui pour arborer de telles bottes blanches à franges et arpenter la scène avec ses petits pas chassés qui n'appartiennent qu'à lui ! Et quand, vers le dernier tiers du concert, il se décide enfin à poser ses lunettes noires... Waouh ! Quels yeux ! Mais, et la musique dans tout ça ? Et bien, que du bon ! Les classiques sont là : "On Your Knees", "Inside The Electric Circus", "L.O.V.E. Machine", "Wild Child", "Chainsaw Charlie", "I Wanna be Somebody", "The Idol", "Blind in Texas" auxquels se joignent un "Hate to Love Me" extrait de "Unholly Terror" et "Take me Up" du petit dernier ("Dominator").... mais pas de "Anima". Quel bonheur d'entendre enfin en live ces titres et de réaliser que Blackie n'a rien perdu de cette voix si particulière. Je vis un premier rêve éveillé et je n'ai pas envie de me réveiller ! Et ce ne sont pas les types qui nous passent dessus, à droite, à gauche, les coups de savates dans la tronche qui vont me gâcher mon plaisir. L'ambiance était tout simplement énorme ! Est ce pour cela que Blackie a décidé de n'en faire qu'à sa tête en jouant plus longtemps que prévu ? Du coup, Down, sur la scène d'à côté, a dû commencer sa prestation alors que W.A.S.P. continuait la sienne (sacré Blackie !!). Mais comme c'est DOWN, ce n'est pas grave du tout (ça se voit que je n'aime pas ?). Bref, à l'image de son dernier album, le groupe n'est pas mort et Noireau sans Loi sait encore faire parler la poudre (et l'eyeliner !).
Nous faisons une petite pause avant un autre gros morceau de la journée, Black Sabbath version Dio, autrement dit, Heaven & Hell. Nous sommes bien placés mais c'est sans compter sur certains fans lourdigues du Sab et de Dio prêts à tout pour être au premier rang. No comment, la communauté Metal a aussi ses boulets. Comme au Graspop 2007, le groupe va nous asséner une prestation remarquable en nous livrant des extraits de ses 4 albums. Dio reste une référence sans pareil. Quel présence, quelle voix, quel bonheur de faire le devil sign vers celui qui en est le dépositaire ! La paire Butler - Iommi est assez statique mais nous avons devant nos yeux les géniteurs du Heavy Metal et du Doom. Ils n'ont pas besoin d'en faire des tonnes pour impressionner et Iommi a une classe très "british" quand il nous assène ses solos. Par contre, dans les premiers rangs il faut lutter pour garder sa place, mais hors de question de lâcher du terrain car arrive juste après le grand moment, the Big One ! Carine a réussi à "accrocher" la barrière pendant le concert de Heaven & Hell et nous réussissons (Maud et moi) à la rejoindre. Il suffit d'une bonne pression des milliers de personnes dernière nous pour que nous nous retrouvions tous les trois, collés à la barrière, dans l'axe de la scène... Voir le Crüe est déja un privilège que je ne pensais jamais avoir, mais au premier rang et au centre !!! Je vais me réveiller... Mes côtes compressées contre la barrière s'en chargeront dans les jours prochains ! Mais place au monument, Mötley Crüe !
Difficile de traduire l'émotion que je ressens quand le rideau tombe et que je vois de mes propres yeux Vince Neil, Mick Mars, Tommy Lee et Nikki Sixx...
Vince est en grande forme, très en voix, bronzage californien et sourire carnassier.

Mick est assez statique, quand on connait sa maladie on ne peut qu'être en admiration devant ce guitariste tellement sous-estimé mais tellement plus intéressant que tous les "branleurs" de manches sans feeling. Son solo hommage à Hendrix en témoigne.
Tommy, que nous voyons à peine d'où nous sommes ne nous laissera pas dans cet état de manque ! Au milieu du show il s'approche de l'avant scène, descend dans le pit photo donne sa Jagermeister au public et tape dans les mains de tout le premeir rang... ON A TOUCHE TOMMY LEE !!! AAAAAAHHHH
Nikki, 50 balais mais en paraissant 15 de moins, est tout sourire. Il arpente la scène, joue de sa basse plié en deux vers le sol, fait l'andouille avec son micro monté sur ressort.
Le groupe nous livre un best-of des familles imparable. Les grincheux diront que la set list est sans surprise. Mais qui dans l'assistance de ce soir a déjà eu la chance d'entendre ces titres live, et en France de surcroit ? Entre "Kickstart my Heart" et "Dr Feelgood" les classiques défilent : "Wild Side", "Shout at the Devil", "Live Wire", "Same Ol' Situation", "Primal Scream", "Looks That Kill", "Girls Gils Girls" (sur ce dernier Vince demande de lever les poings fermés en l'air et de mimer l'accélérateur d'une moto afin de coller à l'intro). Seuls deux extraits de SOLA sont interprétés : "Saints of Los Angeles" et "Mutherfucker ot the Year" (cette fois Vince nous invite à brandir des majeurs !).
Le groupe joue un seul titre en rappel : "Home Sweet Home" avec un Tommy au piano (sans vouloir cafter, j'ai entendu juste à côté de moi, une voix rousse dire "en plus il joue du piano, Tommy, épouse moi !!"). Le groupe, très souriant (même Mick !) salue son public. Le Crüe a été énorme, bien au delà de ce que je pouvais espérer. Tommy est le dernier à quitter la scène est se livre à une dernière facétie en lançant au public :
"I say Mötley
, you say Crüe, Mötley ! ", le public "Crüe !"
"I say Vince, you say Neil, Vince ! ", le public "Neil !"
"I say Mick, you say Mars, Mick ! ", le public "Mars !"
"I say Nikki, you say Sixx, Nikki ! ", le public "Sixx !"
"I say Tommy, you say Lee, Tommy ! ", le public "Lee !"

Ayant pris mon temps pour faire ce report, j'ai suffisamment de recul pour ne pas parler dans le feu de l'action. Ce concert de Mötley Crüe restera comme un des plus grand moments de ma vie de fan, une tranche de vie à ranger à côté du concert de Kiss l'année dernière.

HELLFEST 2009 - DAY 2

Coming Soon

HELLFEST 2009 - DAY 3

Coming Soon

HELLFEST 2009 - PORTFOLIO

VOLBEAT

SATAN JOKERS











PAIN OF SALVATION


















EPICA




EUROPE






QUEENSRYCHE











MOTLEY CRUE









MYLENE FARMER TOUR 2009


Coming Soon

SEPTIC FLESH - ARKAN (Autre Canal 2009)


Coming Soon

CRUCIFIED BARBARA (Chez Paulette 2009) - PORTFOLIO


Coming Soon

CRUCIFIED BARBARA (Chez Paulette 2009)


Coming Soon

dimanche 29 mars 2009

TRUST (Vandoeuvre 2009)

Je pense ne jamais m'être rendu à un concert avec autant d'à priori négatifs !! Et pourtant Dieu sait que j'aime Trust, le Trust des 4 premiers albums surtout. "Répression" demeure un de mes albums fétiche dont la découverte a été un véritable choc.
Alors voilà, depuis il y eu le cycle des séparations-reformations, l'introduction de touches électro dans la musique et des compte rendus de concerts lus par ci par là et plutôt négatifs...
De plus, voir le groupe dans une salle des fêtes me donnait l'impression d'aller à un bal populaire ou une kermesse de village. Mais je dois lever de suite cet à-priori. La salle des fêtes de Vandoeuvre est une bien belle salle d'une capacité de 1000 places (qui était quasiment pleine me semble-t-il). L'acoustique y a été impeccable et la scène est largement plus grande que celle de chez Paulette par exemple.
En arrivant sur les lieux, je découvre que le public est très large, de tous les âges et finalement très peu de "vrais" métalleux. Il se dégage un air de nostalgie pas désagréable (confirmé par les affiches de la radio du même nom !!), l'envie de revivre un peu de sa jeunesse et/ou de voir un groupe culte de la scène Rock française.
Le temps de boire une bière et d'écouter un best of de Sting (oui, voilà
ce que passait la sono...étonnant non ?) et le groupe monte sur scène. Ça commence fort, avec "Instinct de Mort " (Mesrine d'entrée à l'honneur !), enchaîné avec "Palace" puis "Darquier" (excellent titre qui ne figure sur aucun album studio mais sur le live "Répression dans l'Hexagone").
Avec ce départ tonitruant, l'ambiance ne peut être qu'au rendez-vous. Le groupe apparaît en grande forme, soudé. Le côté électro tant redouté passe plutôt bien. Les interventions des "Platines" se font par touches subtiles ou assurent des transitions ou des intros qui ne nuisent pas à l'énergie de l'ensemble. Agréable surprise ! Le gestuelle de Bernie peut sembler "particulière" (il se déplace comme un "lion en cage" ou mime des "scratches" sur des platines invisibles), mais le plaisir d'être sur scène est là. Il semble surpris et ravis de l'accueil réservé au groupe.
Après trois titres issus des premières années, Trust enchaîne avec trois extraits du petit dernier "13 à Table" : "La Morsure", "Parmi Nous" (que j'aime ce titre !!!) et "Promesses Osées" qui s'intègrent parfaitement à la set list.
Retour vers le passé avec "Mr Comédie" ("Répression"), "Surveille ton Look" ("Rock'n Roll"), "Certitude Solitude" ("Marche ou Crève") avant d'enchainer avec un titre plus récent ""Chaude est la Foule" (inédit de "Soulagez vous dans les Urnes").
Pour le titre extrait de "13 à Table", Bernie demande l'aide du public qui doit scander "Episthémophilique". La réponse sera semble-t-il au delà de ses espérances. C'est du délire ! Bernie fera même monter sur scène un fan pour terminer le morceau avec eux.Pour ma part, c'est sur le morceau suivant qu'intervient sans doute l'un des meilleurs moments de la soirée. Bernie annonce qu'ils vont interpréter un titre qu'ils n'ont pas joué depuis un moment. Il s'agit tout simplement de "Ton Dernier Acte". Je ne pensais pas entendre cet hommage à Bon Scott... Trente secondes avant, j'étais tout transpirant dans cette salle surchauffée, là je suis envahi de frissons... Après les acclamations, le chanteur ponctue le titre par un "Merci pour Lui"...S'enchaînent ensuite "Vae Victis" ("13 à Table"), "La Mort Rode" ("Soulagez vous dans les Urnes") avant qu'un morceau très demandé n'arrive : "Le Mitard" (texte de Mesrine pour les martiens qui ne le sauraient pas !). Et c'est déjà l'heure des rappels !
La foule demande évidemment "Antisocial"... et aura d'abord droit à "Préfabriqués" ("Trust"). Bernie changera les paroles du refrain initial "Quelle sensation, la Destruction" en "Quelle Sensation d'être à Vandoeuvre". Puis c'est enfin l'heure du tube du "Hard Rock" français : "Antisocial". Bernie n'en chantera qu'une petite partie, laissant au public le soin de s'égosiller à sa place sur ce classique des classiques !Le groupe quitte la scène après deux bonnes heures de concert. Trust a su faire disparaître toutes mes craintes ! Il reste une redoutable machine de scène. Quel bonheur de voir cette cohésion, cette complicité, ces sourires entre Bernie, Nono, Vivi et Farid (les deux petits derniers sont en retrait). L'envie est encore bien là, le groupe essaye encore des choses. Ils en ont testé quelques unes ce soir, ceci expliquant, de l'avis même de Bernie, quelques petites imperfections. Cela rend le groupe humain, bien loin des machines bien huilées où tout est réglé au millimètre. La communication avec le public a été exemplaire et doit faire des envieux. Le chanteur est apparu facétieux. A la demande du public lui demandant d'ôter son bob, il lui répond qu'il le fera si tout le monde enlève le haut ! Quelques personnes le faisant, dont une blonde devant moi qui se retrouve en soutif (quand je vous dis que j'ai bien fait de venir !!) il daignera l'enlever... 5 secondes ! Mais Bernie reste un engagé et n'a pas oublié de glisser quelques messages. Il a félicité le maire de Vandoeuvre en signalant qu'il reste encore quelques politiques qui ont compris le sens de leur mission ; il a parlé de tolérance, de ceux qui sont venus en France chercher un Eldorado... un Eldorado de Merde ; il a rappelé son "attachement" à l'UMP, "Union pour la Misère des Pauvres" ; il a commenté le procès Colonna en disant qu'on pouvait bien se foutre des pays africains quand on voyait notre justice. C'est Bernie tout simplement.
Et c'est sur un dernier message qu'il est parti " Restez en Colère !!".